Après Montélimar, nous continuons et la N7 pénètre alors dans Orange L'Arc de Triomphe d'Orange fut élevé à la gloire de la IIe Légion, dont les vétérans colonisèrent la région
Avignon, la Cité des Papes.Les remparts d'Avignon furent restaurés au XIXe siècle par Viollet le Duc, et sont certainement beaucoup plus beaux qu'à l'origine.
Le même endroit en carte postal couleur
La Nationale 7 d'Avignon à Aix-en-Provence: Avignon - Aix en Provence : 75 km/ Paris - Aix en Provence : 774 km
Le Pont de Bompas, sur la Durance. Pendant des siècles,
les voyageurs ont traversé à gué, ou sur le dos de passeurs.
Une fois la Durance franchie, le voyageur qui continue son périple sur la N7 est surpris par le nombre de platanes qui ont survécu le long de la route : une superbe voute de feuillage distille une ombre bienvenue.
Derrière ces rangées de platanes, les arbres fruitiers emplissent les champs : pendant longtemps, les camions de primeurs chargaient ici la nuit, pour arriver aux Halles de Paris la nuit suivante..
St Andiol,Petit village atypique
Plan d'Orgon.Photo souvenir des années 50, noté sur la gauche au premier plan le garage et la pompe à essence manuel
Orgon. Avec ses platanes, son petit parking
La N7 à l'entrée de Senas
A Sénas, les auberges le long de la route vous accueillent volontiers l’hôtel restaurant « le terminus » sur la n7 dans les années 1965
Même établissement , même endroit mais dans les années 1910
Apres sénas , nous traversons le jolie village de Lamanon et quelques kms plus loin nous arrivons sur la place Crousillat à Salon-de-Provence devant la célèbre fontaine moussue
le boulevard Carnot
photo
Nous quittons Salon-de-Provence en passant devant les jardins et la statue de Nostradamus qui est natif de cette ville
Village de Coudoux vue du ciel
Peux après Salon de Provence, nous tombons sur une déviation ! Je propose de faire un petit crochet par La Fare-les-Oliviers, Rognac, Vitrolles et Marseille. Nous en profiterons pour manger sur le vieux port. Celas reste quand même la route du soleil et de Marseille nous remonterons sur Aix en Provence pour reprendre notre bonne vieille N7 jusqu’à Menton
Le village de La Fare-les-Oliviers sous le soleil
Carte postal de La Fare-les-Oliviers
Voila à quoi ressemble Rognac aujourd’hui
Et Rognac quelques années en arrière
Nous passons Vitrolles sans encombres et arrivons à Marseille par la place Jules Guesde. La voici en 1950
Petit passage par la Gare st Charles et son monumental escalier
ensuite la place Castellane en 1950
La Canebière en 1960
le vieux port: photo (haute en couleurs) fin des années 50
Une autre vue du vieux port et du pont transbordeur en arrière plan
Avant de quitter Marseille passage par Notre Dame de la Garde
Voila c’est la fin de la déviation et un retour rapide à Aix en Provence, la cité du Roy René aux nombreuses fontaines : nous nous bornerons à vous indiquer la fontaine monumentale de la Place charles de Gaulle, autour de laquelle tournait la N7 pour emprunter le Bd Victor Hugo,évitant le célèbre Cours Mirabeau...
AIX EN PROVENCE - FREJUS : 120 km/ PARIS - FREJUS : 894 km
Quelques kilomètres après Aix en Provence, la Montagne Ste Victoire, si chère à Cezanne, offre un panorama magnifique, et mérite de s'arrêter pour en profiter !
l'arrivée dans le Var prend un air de vacances. La direction générale oblique vers l'Est, on s'approche de la mer... Et pourtant, les voyageurs n'étaient pas au bout de leurs peines, il restait un certain nombre de villages dont la traversée prendrait encore plusieurs heures. Le premier est Pourcieux,
St Maximin, dont l'impressionnante basilique domine la ville
Nous rentrons dans Tourves
Petite pause sur la place du village à l’ombre des arbres
Nous arrivons à Brignoles, voila la place Caramy dans les années 60
Et la même Place Caramy dans les années 30
La Nationale 7 des années soixante était beaucoup plus dangereuse qu'aujourd'hui. Outre les traversées de villages, les côtes et les "bosses" se succédaient, rendant les dépassements aléatoires. Depuis, les pentes ont souvent été adoucies, ce qui améliore la visibilté.
Ci-contre, sur cette portion près de Brignoles, on différencie facilement l'ancien tracé à gauche, et la nouvelle chaussée, en contrebas à droite.
Vidauban vue du ciel
Au Muy, où se croisait la Nationale 7 et les routes de Draguignan et de St-Tropez, la municipalité avait carrément construit un passage souterrain pour permettre aux piétons de traverser !
Puget sur Argens dans les années 1920
Fréjus. L'ancien port romain se trouve aujourd'hui à trois kilomètres de la mer. au fond, on distingue St-Raphaël et les premières pentes de l'Esterel, à gauche.
Les arènes de Fréjus
L’avenue le long des plages
Et la même avenue coté port
La Nationale 7 de Fréjus à Nice L'Esterel - La Corniche d'Or FREJUS - NICE : 71 km/ PARIS - NICE : 965 km
En quittant Fréjus, deux alternatives s'offrent au voyageur pour traverser le massif de l'Esterel : La Nationale 7, qui passe par l'intérieur des terres, et la Corniche d'Or, qui longe la Côte.
La Route de l'Esterel
Franchissant le massif par l'intérieur, la Nationale 7 suit globalement l'ancien tracé de la Voie Aurelienne : elle serpente autour des collines boisées, parsemées de Chêne-Liège.
Peu d'habitations le long du chemin, à l'exception de l'Auberge des Adrets, ce relais de poste reconstruit au XVIIe siècle et légendaire refuge du bandit Gaspard de Besse.
La Nationale 7 dans l'Esterel aujourd'hui : Sinueuse, mais bien agréable ! Depuis l'ouverture de l'autoroute de l'Esterel en 1960-61, la circulation est toujours fluide : peu de gens affrontent encore les 183 virages de l'Esterel...
La Corniche d'Or
Construite au début du XXe siècle, à l'initiative du Touring Club de France, c'est une des plus belles routes de France, entre les roches rouges du massif et le bleu de la Mer Méditerranée... Traversant quelques charmantes stations balnéaires entre St-Raphaël et Mandelieu, elle suit la ligne de chemin de fer. Elle est toujours très fréquentée, malgré un gabarit réduit. Le simple passage d'un autocar peut aujourd'hui générer des embouteillages monstrueux au mois d'août !
StRaphaël et ses plages dans les années 1960
Anthéor , la route de la corniche et le viaduc SNCF
Théoule sur Mer, photo d’époque de la route de la corniche
Cannes, la Croisette dans les années soixante. Au fond, l'Hotel Carlton.A Cannes, la rue d'Antibes reste le tracé original de la Nationale 7. Mais son étroitesse lui a fait préférer la Croisette par la plupart des usagers. En sortant de la ville, elle se dirige vers l'est par Juan les Pins et Antibes, qui fut jusqu'en 1861, la dernière grande ville française de son tracé
Juan les Pins
La Nationale 7 franchit le Var à St-Laurent du Var. En 1861, le Comté de Nice fut rattaché à la France, repoussant la frontière d'une cinquantaine de kilomètres, jusqu' à Menton. Un monument, sur le pont rappelle cet évènement. Comme à Cannes, le bord de mer, la Promenade des Anglais a eu la préférence des automobilistes, plutôt que l'avenue de France, tracé historique de la Nationale 7.
Une autre vue de la promenade des anglais avec l’hôtel Negresco
la promenade des anglais dans les années 1950
La Nationale 7 de Nice à Menton Les Corniches NICE - MENTON : 30 km/ PARIS - MENTON : 995 km
Quittant Nice en tournant autour du Mont Boron, la Grande Corniche monte très haut, puisqu'elle dépasse 500m d'altitude, en offrant un des plus beaux panoramas sur la Mer Méditerranée.
Traditionnelle photo-souvenir d'une excursion
Arrêt buvette au lieu-dit Bellevue, au dessus d'Eze. Pour rafraîchir les passagers... et les véhicules
Toujours sur les traces de la Voie Julia, elle passe à La Turbie, dont le célèbre Trophée d'Auguste défie le temps depuis 21 siècles. Elle frôle le surprenant Vistaero, hôtel perché au dessus du vide, avant de redescendre au niveau de Roquebrune vers Menton.
Le joli village de Beausoleil
Bientôt la fin du voyage
Une dernière petite balade sur le petit port de Menton avant de reprendre la route vers le poste frontière
En 1940, le poste est abimé pendant les combats avec les Italiens. Victorieux, ils annexent la ville, qui devient "Mentone". Ils rasent ce qui reste du poste. Une cabane en bois est reconstruite juste après la guerre, à l'emplacement de l'ancien poste.
En 1950, on construit le nouveau poste, un peu plus bas : c'est le poste actuel.
Il est toujours en service, bien que doublé par celui des Roches Rouges, le long de la mer.
photo
Le nouveau poste frontière
Et l’ancien
Voilas, c’est la fin du voyage . ce panneau fixer dans la roche marque la fin du territoire Français quelques mètres pus loin c’est l’Italie